mardi 10 novembre 2009

Réunion de soutien aux travailleurs sans-papiers en grève : ce soir à partir de 19h (13 rue de l'université, amphi Jean Moulin)


Une réunion publique est organisée ce soir à Sciences-po par un collectif regroupant l'Unef, Sud, le NPA, le PG, Attac, Sciences-Papiers et Pavés, en solidarité avec le mouvement de grève des travailleurs sans-papiers.

Outre la pétition de soutien qui a déjà été signée largement à scpo, il s'agira non seulement de récolter de l'argent pour aider matériellement les grévistes, de donner la parole à des travailleurs en grève et à des militants - syndicalistes et associatifs - intervenant sur ce mouvement, mais aussi de décider collectivement de nouvelles initiatives de soutien (à Sciences-po et en dehors).

Cette grève constitue le deuxième acte d'un mouvement commencé l'an dernier (qui avait concerné 900 à 1000 grévistes et permis l'ouverture de 2500 procédures de régularisation), mais il est bien plus massif puisqu'on compte à ce jour 4200 grévistes. Ce mouvement revendique, non pas une régularisation au compte-goutte et au cas par cas sous le contrôle du gouvernement, mais une circulaire ministérielle permettant la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers.

Cette réunion aura lieu ce soir (10/11) à partir de 19h, au 13 rue de l'université en amphi Jean Moulin.

lundi 2 novembre 2009

Réunion/débat mercredi soir (19h, H403) : "L'impérialisme et ses conséquences socio-environnementales : de l'Arctique à l'Amazonie"


Notre (désormais traditionnel) topo/débat aura lieu mercredi soir (19h15) au 26 rue des st-pères, en salle H403.

Il aura pour thème, évidemment alléchant :
"L'impérialisme et ses conséquences socio-environnementales : de l'Arctique à l'Amazonie".


Présentation du topo :

Quand Lénine écrit L’impérialisme, stade suprême du capitalisme en 1916, il analyse le partage du monde par les grandes puissances et leurs monopoles industriels comme apogée du capitalisme. Depuis, de nombreux courants de pensée se sont développés pour comprendre ce rapport de domination des pays occidentaux sur les pays « sous-développés ». De l’école de la dépendance au post-colonialisme, en passant par le post-développement, nombreuses sont les théories et réponses proposées au problème de l’exploitation de l’hémisphère sud par l’hémisphère nord.

L’analyse de l’impérialisme est essentielle à la compréhension du capitalisme. Une approche de ces mécanismes au travers d’exemples précis, de la « conquête » de l’Arctique à l’exploitation de l’Amazonie, permet d’en appréhender les conséquences sur le plan environnemental et social. En réponse à l’oppression et à la destruction de l’environnement qu’engendre ce jeu des acteurs impérialistes, les mobilisations collectives traduisent ces contradictions inhérentes au système capitaliste et posent la question de son dépassement.


vendredi 30 octobre 2009

Conf/débat le mardi 3 novembre : "une autre entreprise est-elle possible ?"


Conférence organisée dans le cadre de l'université alternative à Sciences-Po par : le NPA, Attac, Sud, le PG, les JV, Pavés et Sciences-Papiers.

Le cycle "exploitation, émancipation" se clôturera par la venue d'un invité de marque, le 3 novembre : Charles Piaget, figure emblématique de la lutte des LIP et militant d'AC !

- Lieu : Amphi Jean Moulin, 13 rue de l'Université, 75007

- Horaire : mardi 3 novembre, 19h15-21h15

"On travaille, on vend, on se paie !" C'est le pari relevé par les travailleurs de l'usine LIP, en 1973, au lendemain de l'annonce d'un vaste plan social. Charles Piaget, figure emblématique du mouvement, témoignera de son expérience chez LIP puis au sein d'AC! pour tracer la voie d'une possible émancipation des travailleurs.

lundi 19 octobre 2009

Réunion/débat sur la commune de Paris : jeudi 22 octobre (13 rue de l'université, salle S13)


La France du 18ème au 19ème siècle a été parcourue de révolutions. Les ouvriers ont renversé plusieurs fois des gouvernements par des moyens révolutionnaires, notamment en 1830 et en 1848.

Cependant, c'est lors de la Commune de Paris que, pour la première fois, la classe ouvrière s'empare du pouvoir pour son propre compte. Pendant 71 jours, un véritable pouvoir ouvrier s'instaure à Paris, que la bourgeoisie réprimera dans le sang lors de la Semaine Sanglante (25 000 morts).

Venez débattre des leçons, mais aussi des limites, de cet événement où, pour la première fois, le prolétariat est "parti à l'assaut du ciel" (Marx).

jeudi 8 octobre 2009

Soutenez (et faites soutenir) l'association NPA-LO !


Aujourd'hui à 8h commence le vote pour la reconnaissance des associations à scpo. Comme vous le savez peut-être, nous avons décidé cette année de nous présenter conjointement avec LO, pour faire face à l'exigence nouvelle des 120 votes (au lieu de 60 antérieurement), qui rend l'opération un peu problématique pour nos organisations.

Nous espérons ainsi être en mesure de faire connaître les idées anticapitalistes et révolutionnaires à scpo, en tenant régulièrement des tables en péniche, en organisant des réunions, des conférences et des débats (y compris dans le cadre de l'université alternative, dont le comité NPA est partie prenante depuis le début).

Une association NPA-LO reconnue donnera l'occasion à tous de rencontrer des militants qui, à l'IEP et ailleurs, défendent ces idées. (Pour plus de détails concernant ces idées, voir notre profession de foi plus bas).

Alors, si vous souhaitez nous donner un coup de pouce et permettre à nos idées d'être représentées et défendues à scpo, vous savez ce qu'il vous reste à faire... Soutenez (et faites soutenir) l'association NPA-LO !

(Pour voter, c'est ici).


Cette association regroupe des militants du NPA et de LO de Sciences-Po, désireux de pouvoir y défendre publiquement leurs idées par la tenue régulière de tables de presse en Péniche et l’organisation de réunions et de débats.

NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE :

Pour le Nouveau Parti Anticapitaliste, la crise d’ampleur exceptionnelle qui frappe le cœur du système capitaliste prouve, s’il le fallait, son épuisement historique et la nécessité de faire advenir une autre société.

Si la crise a pris naissance dans la sphère financière, il ne s'agit nullement d'une dérive d'un capitalisme « financier » ayant dévoyé les nobles idéaux et les pratiques vertueuses d'un capitalisme « industriel ». Ce qui est en cause, ce sont les fondements mêmes de l'économie capitaliste : la propriété privée des grandes entreprises, le pouvoir des actionnaires, la recherche du profit maximum à court terme, le partage inégalitaire des richesses. En conséquence, c'est vouloir raisonner un volcan en pleine éruption que de prétendre « moraliser » le capitalisme.

D’autant que ce système génère des crises qui se conjuguent : crises alimentaires, économiques, écologiques, énergétiques, financières, sanitaires, sociales, tensions internationales et guerres, dont les conséquences sont toujours dramatiques. Cette propension à susciter des catastrophes en chaîne place une nouvelle fois la société capitaliste face au dilemme suivant : « passage au socialisme ou rechute dans la barbarie » (Engels).

Notre association se donne dès lors pour but de contribuer – à Sciences-Po – à la construction d’un parti dont l’objectif n’est pas de prendre le pouvoir par et pour lui-même, mais de combattre dès maintenant et partout, non seulement pour que la population ne paye pas cette crise du capitalisme, mais pour une société fondée sur le pouvoir démocratique des travailleurs, orientée vers la satisfaction des besoins de tous et l'émancipation de chacun.

LUTTE OUVRIERE :

Pour Lutte Ouvrière, cette association permettra de défendre à Sciences-Po les idées communistes qui sont rendues d’une dramatique actualité par la crise dans laquelle le capitalisme a plongé le monde entier. La société actuelle est divisée en classes sociales, elle se base sur l’utilisation des moyens sociaux au profit d’une infime minorité, elle promeut l’égoïsme et le préjugé que par nature l’homme est un loup pour l’homme. Cela n’en rend que plus nécessaire l’existence de militants convaincus de la nécessité de lutter pour l’avènement d’une tout autre société !

Pour les militants de Lutte Ouvrière, le marxisme est un acquis vital pour comprendre le fonctionnement du capitalisme et des sociétés passées, mais il constitue aussi une arme indispensable si l’on vise à construire une société réellement démocratique, où les décisions engageant la vie – et la survie – de centaine de milliers d’êtres humains ne seraient pas prises par une poignée d’individus, uniquement en fonction de la quantité de richesse qu’ils détiennent.

Oui, nous pensons que la misère, l’exploitation, les guerres et les oppressions qui se manifestent dans notre société sont des anachronismes. Le gâchis (chômage, malades non traités car non rentables, catastrophes écologiques à répétition…) engendré par cette organisation sociale aberrante et immaîtrisable est une évidence pour tous. Mais le sentiment d’impuissance et la fatalité sont trop répandus de nos jours, et nous voulons pouvoir utiliser les moyens dont dispose une association à Sciences-Po pour défendre et promouvoir le communisme, le marxisme et l’idée que la « fin de l’histoire » n’est vraiment pas pour demain !

Alors soutenez et faites soutenir l’association NPA-LO !

mardi 6 octobre 2009

Topo/Débat : la classe ouvrière aujourd'hui, de la souffrance individuelle à la riposte collective


Mercredi 6 octobre, à 19h15. salle B302.


A l'échelle internationale, les ouvriers n'ont jamais été aussi nombreux. Aux Etats Unis, le nombre d'ouvriers dans l'industrie est passé de 10,9 millions en 1900 à 26 millions en 1971, pour atteindre 31 millions en 1998. En France, même si le nombre absolu d'ouvriers d'industrie a diminué, les commerces et les services, traditionnellement organisés sur le mode marchand, se sont industrialisés.

Pourtant, peu de gens se reconnaissent dans l'appellation classe ouvrière. Partout, on entend fleurir les discours sur la disparition de la classe ouvrière. Le langage et les stratégies managériales s’emploient en effet à effacer les divisions de classe. Cependant, comme nous le montre la crise, celles-ci sont bien réelles entre ceux qui font face aux licenciements, aux restructurations et aux suppressions de postes et ceux qui profitent des plans de relance.

Quel est le visage de la classe ouvrière aujourd'hui ? Comment passe t-on de la souffrance individuelle à la riposte collective ?

mardi 22 septembre 2009

[A sciences-po] Débat public de rentrée du NPA (mercredi 30 septembre, 19h)


Face à la crise du capitalisme, quelle riposte et quelle alternative ?

Mercredi 30 septembre, 19h, 28 rue des Saint-Pères, salle H007.

Depuis plus d'un an, le capitalisme s'enfonce dans une crise d'ampleur exceptionnelle qui, pour la première fois depuis 1929, touche le cœur du système : les Etats-Unis, le Japon et l'Europe.

Si la crise a pris naissance dans la sphère financière, il ne s'agit nullement d'une dérive d'un capitalisme financier ayant dévoyé les nobles idéaux et les pratiques vertueuses d'un capitalisme « industriel ». Ce qui est en cause, ce sont les fondements mêmes de l'économie capitaliste : la propriété privée des grandes entreprises, le pouvoir des actionnaires, la recherche du profit maximum à court terme, le partage inégalitaire des richesses. En conséquence, c'est vouloir raisonner un volcan en pleine éruption que de prétendre « moraliser » le capitalisme.

D'ailleurs, que font les gouvernements face aux grands trusts quand ces derniers s'appliquent à faire payer la crise à la grande majorité de la population ? Ils financent le chômage partiel et octroient des aides publiques à des entreprises qui, depuis des années, accumulent des dizaines de milliards d'euros de profits. Que font-ils face aux licenciements de millions de travailleurs à travers le monde ? Rien, sinon réprimer ceux qui se battent pour préserver leur emploi et leur dignité.

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Car les travailleurs du public et du privé organisent un peu partout la riposte pour ne pas payer une crise dont ils ne sont pas responsables : contre les licenciements, contre des réformes visant à privatiser les services publics, contre la précarité s'imposant partout, etc. Malheureusement, suite aux grandes manifestations du 29 janvier et du 19 mars, les directions syndicales ont désarmé le mouvement social en n'organisant pas la convergence des luttes et en se contentant de négocier les miettes que le gouvernement veut bien laisser tomber de la table.

Les luttes exceptionnelles aux Antilles ont pourtant montré qu'une riposte, unitaire et radicale, pouvait faire trembler le gouvernement et le patronat en s'appuyant sur la mobilisation des classes populaires. Lors de cette réunion publique, nous présenterons les grands axes de la politique que défend le NPA, et débattrons de la nature et des conditions d'une riposte visant à imposer les intérêts de la grande majorité de la population.

Rendez-vous le mercredi 30 septembre, à 19h au local associatif.